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Les Templiers en Belgique

© Hosten Jan, 2002

Un début fort en Flandre

L’histoire des Templiers en Belgique commence à Ieper, déjà en 1128. Dès l’approbation de la Règle lors du concile de Troyes, Hugues de Payens et Geoffroy de Saint-Omer y fondèrent une maison, le 13 janvier 1128. Une partie du faubourg de la ville, nommé « Upstal » appartenait à Godefroy par héritage. Les Annales d’Ypres parlent de quinze réligieux pour l’année 1128, treize frères, un supérieur et un chapelain[i]. Cette note dans l’histoire de la ville d’Ieper (ou Ypres) démontre que la première commanderie des Templiers hors de l’Orient, se situait très probablement dans le comté de la Flandre. En plus, la présence de quinze Templiers à la maison d’Ieper, déjà en 1128, prouve de nouveau que les Templiers ne sont pas réstés à neuf pendant neufs ans. Peu àprès la fondation de la maison d’Ieper, le 15 septembre 1128, les fondateurs de l’Ordre recevaient la donation du fief de Bas-Warneton[ii]. La commanderie de Bas-Warneton dépendait directement de la commanderie majeure d’Ieper. Après Bas-Warneton en Hainaut, les fondateurs de l’ordre recevaient les commanderies de Cassel et Saint-Omer qui se trouvent actuellement en France[iii].

En 1131, la deuxième commanderie du bailli Templière de Flandre verra le jour, Slijpe (Slype). Situé au milieu des nouvelles terres, regagnées sur la mer, cette commanderie devenait vite une implantation templière d’énorme importance. Au même temps, la commanderie-voisine de Leffinge était fondé[iv]. Une troisième commanderie date du même année, celle de La Haie les Lille en l’actuel France. Trois ans après le concile de Troyes, la Flandre possédait déjà sept commanderies.

Il faut bien dire qu’en 1128, après la meurtre sur le comte Charles le Bon[v], la Flandre brûlait. Le roi de France avait assigné Guillaume de Normandie (ou Guillaume Cliton[vi]) comme nouvel comte pour rentrer en l'ordre sons fief. Mais il y avait Philippe d’Alsace qui ambiait aussi le titre de comte. Dans ces temps d'incertitude, le comte Guillaume faisait un don considérable aux jeunes Templiers, notamment le relief des fiefs[vii]. Après la mort de Guillaume de Normandie[viii] lors de siège d’Aalst (Alost), le 11 juillet 1128, son adversaire Thierry de l'Alsace devenait comte et tout de suite il affirmait le don du relief des fiefs aux Templiers. Il est donc certain que les comtes de Flandre comptaient sur la puissance militaire des moines-chevaliers[ix].

Peu après la fondation des commanderies de Slijpe annex Leffinge, on remarque déjà la maison dépendante avec chapelle à Steene[x]. Slijpe n’était pas en charge de la Flandre Templière, car la commanderie d’Ieper était chèf-de-juridiction. Néanmoins, Slijpe devenait en cours du XIIe et XIIIe siècle, la plus puissante implantation en Flandre, possédant des commanderies et des maisons de Duinkerke en France (Dunkerque), vers Brugge et Gent jusqu’à Sint-Niklaas (Saint-Nicolas), plus de 150 km en vol d’oiseau du premier jusque le dernier.

La suite en Wallonie

En 1157, nous retrouvons des traces des Templiers en cette provincie avèc la commanderie de Saint-Léger[xi]. Cette commanderie importante avait sous sa dépendance directe des maisons et granges à Anzegem et Audenaarde (Flandre) et à Templeuve, Tournai et Rumes (1213) et une seule commanderie à Fliémet. Les activités Templières à Le Fliémet (Hainaut) commencent déjà en 1142 avec une donation des biens à Frameries par le comte de Hainaut, Baudouin IV[xii]. En 1163, un acte fait mention d’une maison à Piéton-Vernoit. Ce n’est qu’après les Templiers, mais à l’époque des Hospitalliers, que cette maison deviendrait une vraie commanderie[xiii].

Encore en Flandre, la commanderie de Gent (Gand) à été fondée en environ 1180[xiv]. Cette maison avec chapelle n’avait pas de grande importance, elle servait surtout comme point de réunion. La présence Templière à (Brugge) Bruges se concentre à Scheepsdale et à Sint-Pieter-op-den-Dijk. Ces biens se situaient au nord de la ville. Ainsi, les Templiers « contrôlaient » plus au moins le traffic par l’eau venant et partant de Brugge.

A Wavre, la commanderie de Wavre - Neuve Court (Brabant) date probablement de 1183[xvi]. Le bâtiment impressionant subsiste jusqu’à ce jour, mais il a subi de nombreuses restaurations Hospitaliers. A peine dix ans plus tard, en 1191, la commanderie d’Hagrimont (Luxembourg) fut fondée, lors d’une donation des ducs de Lorraine-Luxembourg. l’Hagrimont des Templiers formait tout un village, avec certains droits pour les villageois. La présence Templière à Villers-le-Temple (Liège) est l'évidence-même. La commanderie est une des plus importantes au point de vue historique. Elle avait sous ses ailes, entre autre les commanderies et maisons de Strée, d’Hargimont, de Huy et de Liège. Le personnage-clef, qui donne la renommée a ce lieu, est Gérard de Villers, fondateur et commandeur de Villers-le-Temple. La pierre tombale de Gérard de Villers est la seule représentant un templier en habit de maison et à l’occasion de la mort[xvii]. L’image mortuaire de Gerard de Villers est devenu le modèle de beaucoup de réproduction de l’habit templière. La commanderie de Visé dépendait de celle de Villers-le-Temple et elle date probablement du début du XIIIe siècle[xviii].

La commanderie de Vaillampont apparaît pour la première fois en 1209, lors de la confirmation d’un don par le comte Henri Ier de Lorraine[xix]. Laurent Daillez prétend que les Templiers ne tardaient pas plus à paraître dans la région de Nivelles (Nijvel) qu’en Flandre ou en Champagne. Dans le début de la XIIIe siècle, les Templiers à Vaillampont recevaient beaucoup de dons de la part des seigneurs locaux. Les posessions de Vaillampont s’étendaient de Le Fliémet et le Piéton vers Leuven (Louvain) et Hargimont.

Vers le milieu de la XIIIe siècle, les vagues de donations calmaient. La commanderie de Gistel (Ghistel) en Flandre, date probablement de la cette période[xx]. Le chapitre provincial de 1257 parle d’une commanderie avec chapelle.

Le début de la fin

Pendant pres’que deux siècles, les comtes de Flandre et les Flamands en général, s’entretenaient très amicalement avec les Templiers. Le premier mai 1302 par exemple, les habitants de Bruges se soulevèrent contre le roi de la France pendant les "Matines de Bruges". Laurent Daillez prétend qu'un certain frère de Boinem ou Boyenem[xxi], commandeur du Temple à Slijpe, était le leader de cette révolte.

Deux mois plus tard, une armée flamande non-professionelle écrasait l’armée royale de chevaliers français. De nouveau d'après Laurent Daillez, un certain Gossuin de Bruges[xxii] menait les troupes Flamands, Gossuin de Bruges était le dernier commandeur du Temple en Flandre. La présence des Templiers en 1302 sur le champ de bataille, ce fameux "Bataille aux Épérons d'Or", fait le sujet de nombreuses discussions. En ce moment, les preuves nous manquent pour dire oui ou non[xxiii]. 

L'arrestation des Templiers en 1307 ne s'effectuait pas sans problèmes. Le Comte de Flandre, Godefroy de Béthune, trainait avec l'arrestation des Templiers. A Ieper, un texte de provenance maçonnique (et donc peu fiable) parle d'une féroce bataille entre les Templiers et les soldats du roi[xxiv]. La plupart des Templiers en Flandre et les autres provinces à été libéré après les investigations. Beaucoup de Templiers, venant de Flandre et d'Hainaut, se rendaient en février et mars 1310 à Paris, afin de défendre leur ordre.

Le meilleur exemple est Bernard de Caestre, qui refusait de renier à l'ordre du Temple et qui se présentait également à Paris en 1310 pour défendre le Temple. Après la dissolution de l'ordre, il rejoignait les Hospitalliers et vers 1322, on le retrouve comme commandeur de l'ordre de Saint-Jean à Caestre.

L'héritage

Si, les Templiers ont laissé des traces en Belgique, mais il s’agit surtout de traces étymologiques et toponymiques. Quelques gens portent encore le nom « Tempelaere » ou « Tempels » (le Templier ou du Temple) et presque chaque ville à son propre « Tempelstraat » ou « Tempeliersstraat » (Rue du Temple).

Mais si on parle des batiments, … Vers 1307, la Flandre comptait plus de dix commanderies[xxv], de dizaines de maisons et encore beaucoup plus de granges. La mauvaise coïncidence voudrait que la première guerre mondiale frappait le plus fort, là ou les Templiers étaient implantés le plus de toute la Belgique.

Le beffroi des halles de la ville d’Ieper brûlait sous les grenades allemandes le dans la première guerre mondiale. Un vrai trésor d’archives sur les Templiers à Ieper était perdue. Une belle partie d'archives concernant les Templiers ont disparu lors d'un feu pendant la guerre. Durant la première guerre mondiale, tant de commanderies étaient détruit. En Wallonie, plusieurs belles commanderies sont restés presque intact comme surtout Saint-Léger, Wavre et Hargimont.

par Jan Hosten, Ieper, 2001

 
Notes

[i] Les Annales de la ville d’Ypres parlent du “(…)Temple d’Ypres ou le temple des chevaliers (templum militum) fut, d’après une chronique de Saint-Bertin, citée par Sanderus, erigé vers 1127 par le chevalier Geoffroi de St-Omer (…)” dans VANDENPEEREBOOM A., “YPRIANA - Notices, Études, Notes et Documents sur Ypres, Origines”, Bruxrelles: Éditions Culture et Civilisation, 1976, pp. 92-93 (TOME 3 - Reproduction de l’édition de 1880)

[ii] Cartulaire de Flandre, fol. 82v.-83v., n. 136

[iii] A l’époque des Templiers, une belle partie du Nord de la France faisait partie de la Flandre.

[iv] Dans les Archives, Slijpe et Leffinghe apparaissent souvent l’un à côté de l’autre. Certains historiens prétendent que la commanderie de Leffinghe n’était  rien plus qu’un prolongement de celle de Slijpe.

[v] Charles le Bon à été tué dans l’église de St.Donatien à Bruges le 2 mars 1127 par des membres du clan des Érembalds. C’était le début de presqu’un guerre civile en Flandre. VAN CAENEGEM R., DEMYTTENAERE A., “De Moord op Karel de Goede”, Leuven: Davidsfonds, 1999, 280 p.

[vi] Guillaume "Cliton" (1101-1128) était le fils de Robert II Courtehouse, duc de Normandie et le petit-fils de Guillaume le Conquérant. Après l'emprisonnement de son père par son oncle, le roi Henri I de l'Angleterre, Guillaume devenait comte de Flandre et de Vexin. Pendant toute sa vie, il espérait de regagner la Normandie sur son oncle.

[vii] Le relief des fiefs (relevium, relief) est un certain montant qui était payé au souverain, quand le fief passait d’un vassal à son héritier. Le relief était payé quand le nouvel vassal payait hommage à son souverain

[viii] Guillaume de Normandie (1101-1128) était le petit-fils de Guillaume le Conquérant et donc le neveu du roi d’Angleterre, Henri Ier.

[ix] CUMPS Lieven, "De Tempeliers in Vlaanderen", Tielt : Uitgeverij Veys, 1976, 750 p.

[x] Cartulaire de Flandre, fol 35-36.

[xi] Lors d’une donation par Maurice, seigneur de la Cabocherie aux frères du Temple. Paris, Archives Nationales, S5211, n. 11

[xii] Duvivier, Recherches sur le Hainaut ancien, p. 556

[xiii]

[xiv] Antiquitates Flandriae, n. 37. Le fondation de la commanderie avec chapelle de Gent, ne sont pas mentionnées dans le cartulaire de Flandre, ce qui nous démontre que le cartulaire n’est pas du tout complèt.

[xvi] Le Bulle “Justis petentium desideriis” du 22 juni 1184 donne confirmation d’une donation de 1183.

[xvii] DAILLEZ L. “"Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg" Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions - Impres'sud, 1978, 429 p.

[xviii] Lors du Synode régional de Saint-Remacle, frère Inguerrand, commandeur de la maison du Temple de Visé, réclamen le relief des terres tenues en fief du duc de Lorraine par l’abbaye du Val Saint-Lambert de l’Ordre de Cîteaux.

[xix] Miraeus, op. cit. t. IV, p. 719 ou DAILLEZ L. “"Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg" Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions - Impres'sud, 1978, p. 153.

[xx] Cartulaire de Flandre, fol 79v., n. 131.

[xxi] Il s'agit de (probablement) Willem van Boenhem

[xxii] Gozewijn van Brugge

[xxiii] L'auteur français, Laurent Daillez, qui à publié plus de vingt livres sur les Templiers, est un homme très respecté qui se base toujours sur des sources de l'époque, des archives. Malheureusement, dans ce cas ils ne nous donne pas la clef.

[xxiv] DAILLEZ L. “"Les Templiers en Flandre, Hainaut, Brabant, Liège et Luxembourg" Nice: Alpes-Méditerrannée Éditions - Impres'sud, 1978, 750 p.

[xxv] Ypres comme première commanderie, puis les commanderies majeures de Slijpe, Cassel (Fr), La Haie les Lille (Fr), Cobrieux (Hainaut), Bas-Warneton (Hainaut), les commanderies de Gistel, Gent, Ruislede, Brugge et Sint-Niklaas, Pérenchie, Cassel (Fr), Saint-Omer (Fr) et Caëstre (Fr). 


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